:D Ruffec, depuis plus de 1 000 ans, se veut cité passante et prospère au seuil du Poitou. Elle est née en 963, sous le roi Lothaire, lorsque Guillaume Taillefer II reçut le domaine de Ruffus ou Ruffiacus en récompense de ses exploits guerriers contre les Normands.
La terre de Ruffec fut ensuite donnée par les Taillefer aux seigneurs de Marcillac et de Montignac au début du XIè siècle. D'abord baronnie, elle devint une vicomté. Au XIVè siècle, la terre de Ruffec passa dans la maison des Volvire avec le mariage d'Hervé de Volvire avec Eléonore de Ruffec.
La ville se bâtit un château forteresse, avec l'aide de la riche abbaye de Nanteuil-en-Vallée, une église, et, peu à peu, établit son habitat sur le promontoire qui domine ses deux rivières, le Lien et la Péruse, dont l'une est la mystérieuse résurgence de l'autre.
Charles VII et son fils, le futur Louis XI, la visitèrent pour Pâques 1443. Le dauphin faillit d'ailleurs y perdre la vie au cours d'une sortie en barque sur la Charente.
En 1584, Philippe Ier de Volvire, baron de Ruffec reçut le droit de faire de sa terre un marquisat fort de 35 paroisses ou de 36 paroisses et 200 maisons nobles (selon les sources), un des plus grands du royaume de France : Aiguependant (Barro), Ambourie, Ampuré, Bernac, Bioussac, Bouin, Brettes, Charmé, Condac, Hanc, La Chèvrerie, La Faye, La Madeleine, Le Breuil-Coiffaud, Les Adjots, Londigny, Longré, Montalembert, Montjean, Nersay, Paizay-Naudouin, Pioussay, Raix, Ruffec ville, Saint Gervais, Saint Martin du Clocher, Saveilles, Souvigné, Taizé-Aizie, Theil-Rabier, Tessé la Forêt, Tuzie, La Croix-Geoffroy, Villefagnan, Villegast et Villiers le Roux.
En 1651, après son mariage avec Eléonore de Volvire, François de L'Aubespine, marquis d'Hauterive est également marquis du lieu. Par mariages, le marquisat passera aux Saint-Simon puis aux de Valentinois, avant d'être vendue le 6 décembre 1763 à la maison de Broglie.
Plusieurs paroisses du Marquisat de Ruffec (Bouin (Deux-Sèvres), Hanc, Pioussay, Le Breuil-Coiffaud, etc...) ont été détachées de l'Angoumois à la création du département voisin des Deux-Sèvres en 1790.
Au milieu du XVIIe siècle, l'église[1] romane, dédiée à saint André, fut détruite par un incendie et reconstruite dans le style gothique. Seule la façade, qui porte une sculpture énigmatique, fut conservée.
La révolution a permis à deux enfants de la ville, Pinoteau et Laroche, de s'illustrer sur les champs de bataille jusqu'à devenir généraux de l'Empire.
En 1790, elle devient chef-lieu du district de Ruffec.
En 1800, elle devient chef-lieu de l'arrondissement de Ruffec. Elle le restera jusqu'en 1926.
Au XIXe siècle, la cité ruffécoise se donna, grâce au savoir faire de ses habitants, les conditions et les équipements du progrès : des routes, un hôtel de ville, une halle aux grains, un marché, une gare, le gaz et l'eau courante. Au XXe siècle, malgré les deux guerres, Ruffec compléta son patrimoine : écoles, collèges, lycées, stades, piscines, hôpital, assainissement, cinémas, salle culturelle...
La ville fut, durant les années terribles de la guerre, un centre de Résistance pour l'évacuation des aviateurs alliés vers l'Espagne et le lieu de sauvetage des deux héros de Cockeshell.
Aujourd'hui, Ruffec est une ville très vivante, un centre commercial et administratif riche et performant, une petite grande cité où sont implantés tous les services, tous les avantages d'une importante agglomération.
Dates des foires et marchés [modifier]